Briefings politiques / Policy briefs in French

Nos briefings politiques analysent des questions importantes de la politique agricole en Afrique. Ces briefings sont traduit de l’anglais – les versions originaux se trouvent dans la section Policy Briefs.


Latest articles

Du transfert de technologie jusqu’aux systèmes d’innovation: soutenir une révolution verte en..
May 3, 2012 / Briefings politiques / Policy briefs in French

Titre complet: Du transfert de technologie jusqu’aux systèmes d’innovation: soutenir une révolution verte en Afrique

CAADP Point Info 07

Les petits agriculteurs sont les principaux acteurs de la production agricole de la plupart des pays africains et les principaux moteurs de la sécurité alimentaire, de la réduction de la pauvreté, et de la croissance. Cependant, la productivité demeure terriblement basse avec une utilisation limitée des intrants améliorés (sauf lorsqu’ils sont soutenus par des subventions) ce qui est aggravé par la volatilité liée au climat et aux marchés.

D’une manière générale, la science et la technologie sont considérées comme étant essentielles pour renverser les tendances de l’agriculture africaine. Le pilier IV du Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA) est chargé de la revitalisation, de l’expansion et de la réforme des études concernant l’agriculture en Afrique et des efforts de développement. Des investissements sont réalisés par les gouvernements nationaux, les donateurs et les organismes de financement privés dans les instituts de recherche (principalement internationaux) en vue de développer des semences améliorées et des technologies visant à accroître la fertilité du sol pour une révolution verte en Afrique. Des systèmes de livraison publics (et, de plus en plus souvent, privés également) se mettent en place pour apporter ces technologies aux agriculteurs. Au sein de la rechercher agricole intégrée pour le développement (IAR4D), les efforts vont à présent au-delà des barrières de l’exploitation agricole et concernent le crédit, les marchés et l’ajout de valeur. Les agriculteurs s’impliquent de manière plus précoce dans le processus de développement: on considère que l’efficacité de la création de technologies agricoles et des organismes de distribution dépend principalement de l’adéquation et de la réactivité aux besoins des agriculteurs.

Cependant les approches « basées sur la technologie » (s’adressant principalement aux espaces agricoles au potentiel élevé) doivent relever des défis considérables afin d’offrir une révolution agricole intégrale et plus large.

Ce document d’orientation s’appuie sur les conclusions des recherches menées par le consortium Future Agricultures et pose des questions essentielles:

  • Existe-t-il des solutions, en dehors des solutions classiques offertes par les institutions, pour bénéficier d’une expertise extérieure, en particulier l’expérience des agriculteurs eux-mêmes en matière d’innovation, concernant les systèmes redynamisés d’innovation qui rationnalisent les processus publics, privés et des agriculteurs?
  • De quelle manière peut-on adapter les systèmes d’innovation agricole pour qu’ils fonctionnent pour les plus pauvres afin d’accéder aux marchés en expansion et que l’innovation rurale soit facilitée?
  • Existe-t-il des modèles différents pour un développement plus durable et plus juste socialement, et quel sont les obstacles (politiques et économiques, ainsi que technocratiques) qu’il faut surmonter pour les mettre en place?

L’économie pastorale dans la Corne de l’Afrique: Diverses voies de moyens de subsistance
May 3, 2012 / Briefings politiques / Policy briefs in French

CAADP Point Info 06
Par Kate Wellard-Dyer

Pendant des siècles, les communautés pastorales de la Corne de l’Afrique ont lutté pour leur subsistance en dépit de la sécheresse, des conflits et de la famine. Ces populations sont inventives, novatrices et elles ont le sens des affaires, simplement par besoin. Malgré les importantes difficultés liées à la mise en place de ressources sûres pour tous, des succès considérables ont été observés.

Le cadre de l’initiative africaine pour les politiques pastorales de l’Union africaine reconnaît les contributions des communautés pastorales dans les économies nationales et régionales : elles fournissent des quantités énormes de bétail et de produits animaux. Les systèmes de production des communautés pastorales sont très flexibles et font face en permanence à l’évolution du marché et du climat. En revanche, les indicateurs de développement humain et de sécurité alimentaire sont parmi les plus bas du continent. Le cadre est conçu pour protéger les vies, les ressources et les droits des communautés pastorales. Il s’agit d’une plateforme permettant de mobiliser et de coordonner l’engagement politique en faveur du développement de l’économie pastorale en Afrique.

Ce document d’orientation, rédigé à partir des dernières études réalisées par le consortium Future agricultures, décrit les bonnes et les mauvaises interprétations des ressources pastorales : l’innovation et le sens des affaires ; les populations ne se limitent pas à faire face aux événements et à s’adapter; elles créent de la coopération et des réseaux transfrontaliers, pas uniquement des conflits et de la violence. Il souligne les modèles multiples de développement futurs des régions pastorales et offre une vision différente de l’économie pastorale, et des solutions pratiques.

Le programme de subventions aux intrants agricoles au Malawi: enseignements tirés des études 2005-8
December 7, 2011 / Briefings politiques / Policy briefs in French

Le maïs est la principale culture vivrière de base et reste l’activité dominante parmi les petits agriculteurs du Malawi. Les petits paysans consacrent presque 70 pour cent de leurs terres à la culture du maïs, dont la disponibilité dans le pays définit la situation de sécurité alimentaire nationale. Au Malawi, la petite agriculture est traditionnellement caractérisée par une faible productivité, un faible recours aux technologies et une utilisation intensive de main-d’oeuvre, le maïs étant principalement destiné à une consommation de subsistance. La faible productivité dans l’agriculture paysanne a été attribuée à la perte de fertilité des sols, à la faible application des engrais minéraux et au recours aux techniques rudimentaires des systèmes d’agriculture pluviale.

Limites de la gouvernance décentralisée : le cas de l’agriculture au Malawi
December 7, 2011 / Briefings politiques / Policy briefs in French

Les réformes de décentralisation et la nouvelle politique de vulgarisation au Malawi promettaient un renforcement du rôle des districts et des niveaux administratifs inférieurs en matière de gouvernance agricole, ainsi qu’une amélioration de la pluralité des fournisseurs de services agricoles. Pour l’heure, il ne s’agit encore que d’un potentiel à réaliser. Le processus de décentralisation et la performance des gouvernements locaux se trouvent dans une impasse et l’interaction avec les autres prestataires de services est confrontée à des défis institutionnels et opérationnels considérables. Ces difficultés sont aggravées par la politisation croissante de la question agricole au Malawi. En l’absence de progrès dans la décentralisation ou dans le développement d’une off re diversifiée et compétitive de services agricoles, ce sont (dans certains cas) les chefs traditionnels qui émergent alors comme des acteurs progressistes, capables de mobiliser les gens pour les activités agricoles selon des modalités propices au développement.

Les sept habitudes des organisations paysannes qui réalisent tout ce qu’elles entreprennent
December 7, 2011 / Briefings politiques / Policy briefs in French

Cette note de synthèse FAC présente ce que nous avons intitulée « Les sept habitudes des organisations paysannes qui réalisent tout ce qu’elles entreprennent ». Ce texte vise à proposer un certain éclairage sur ce que l’on pourrait décrire comme les « ingrédients essentiels du succès dans les organisations paysannes performantes en Afrique ». Les sept « habitudes » identifiées sont les suivantes : (1) Clarté de la mission ; (2) bonne gouvernance, (3) leadership fort, réactif et responsable ; (4) inclusion sociale et représentation ; (5) prestation de services axée sur la demande et ciblée ; (6) fortes capacités techniques et managériales ; et (7) engagement effectif auprès des acteurs externes. Ces principes constituent une check-list des principes et pratiques de travail utile pour évaluer la performance d’une organisation paysanne en Afrique et ailleurs.

Agriculture et protection sociale au Ghana: un « saut » vers l’inconnu?
December 7, 2011 / Briefings politiques / Policy briefs in French

Malgré des progrès impressionnants dans la réduction des niveaux de pauvreté au plan national, la pauvreté chronique et la vulnérabilité des moyens de subsistance persistent au Ghana, en particulier parmi la petite paysannerie des régions du nord. Cette note de synthèse passe en revue les mécanismes de protection sociale visant à atténuer la vulnérabilité des familles paysannes ghanéennes, du « PAMSCAD » des années 1980 à la Nouvelle stratégie nationale de protection sociale (SNPS) et au Programme de transferts monétaires LEAP (Livelihoods Empowerment Against Poverty / Programme du revenu de subsistance contre la pauvreté).

Agriculture et protection sociale en Éthiopie: politique foncière et sortie de la pauvreté
December 7, 2011 / Briefings politiques / Policy briefs in French

L’agriculture et la protection sociale sont inextricablement liées en Éthiopie. Si la petite agriculture paysanne est l’activité de subsistance dominante pour la majorité des Éthiopiens, elle est également une source majeure de pauvreté et d’insécurité alimentaire. En termes de politique agricole, la conviction du gouvernement selon laquelle l’agriculture constitue l’épine dorsale et la principale source de croissance économique se refl ète dans son approche de la terre, envisagée comme le « filet de sécurité » pour les ménages ruraux, ceci justifiant l’interdiction faite à ces derniers de vendre leurs terrains. En termes de protection sociale, le fait que les agriculteurs soient les principaux bénéficiaires de l’aide alimentaire a alimenté la crainte du gouvernement quant à une « dépendance » ancrée dans les mentalités rurales : cela explique la prédominance des projets de travaux publics, envisagés comme le mécanisme d’intervention de prédilection, ainsi que les récents changements dans l’approche des filets de sécurité, qui privilégient désormais les transferts de fonds plutôt que l’aide alimentaire, avec des prévisions tablant sur une amélioration des conditions des bénéfi ciaires de transferts prévisibles dans les 3-5 ans.

Agriculture et protection sociale: La politique des engrais au Malawi
December 7, 2011 / Briefings politiques / Policy briefs in French

Les politiques de développement agricole et de protection sociale doivent être appréhendées dans le contexte plus général des agendas politiques, du développement des marchés et des tendances en matière de subsistance rurale. Cette note de synthèse passe en revue les interactions entre les politiques de développement agricole et de protection sociale au Malawi, ainsi que leurs impacts sur les moyens de subsistance et le bien-être des populations (les politiques de protection sociale pouvant être indépendantes de l’agriculture ou être mises en oeuvre pour, par ou via l’agriculture). Une attention particulière est accordée à l’évolution des politiques de subventions sur les intrants (la « politique des engrais »).

Agriculture et protection sociale en Afrique
December 7, 2011 / Briefings politiques / Policy briefs in French

Les propositions suivantes sont généralement acceptées:

  1. Les progrès réalisés dans la réduction de la faim et de l’insécurité alimentaire en Afrique sont d’une lenteur inacceptable.
  2. La faim et l’insécurité alimentaire sont les principaux obstacles à la réduction de la pauvreté en Afrique.
  3. La pauvreté, la faim et l’insécurité alimentaire sévissent encore de façon prédominante dans les zones rurales en Afrique.
  4. L’agriculture reste un secteur clé dans les stratégies déployées par les ménages ruraux pour sortir de la pauvreté et l’insécurité alimentaire.
  5. Un engagement renouvelé en faveur de la vulgarisation agricole et de la recherche est nécessaire de toute urgence.

Cette logique conduit à une approche « à deux voies » pour réduire la faim en Afrique (FAO 2003):

  1. Promouvoir la production agricole et le développement rural, en mettant l’accent sur les petites exploitations ;
  2. Faciliter l’accès direct aux denrées alimentaires, notamment grâce à des interventions de protection sociale.

Une combinaison de mesures est nécessaire pour atteindre ces deux objectifs. Cette note de synthèse évalue les synergies et conflits pouvant surgir entre les politiques de protection sociale et de développement agricole dans dix domaines, en commençant par les contextes politiques pour finir par les processus d’élaboration des politiques.

Subventions aux engrais : Enseignements de l’expérience du Malawi pour le Kenya
December 7, 2011 / Briefings politiques / Policy briefs in French

Depuis 2005/06, un programme de subventions des intrants agricoles à grande échelle est en place au Malawi et a (conjointement avec des pluies favorables) permis au pays de passer d’une situation d’insécurité alimentaire chronique à une production de maïs excédentaire. Cette expérience a suscité un grand intérêt pour les subventions aux engrais dans d’autres pays, notamment le Kenya (lui-même en situation de défi cit chronique sur le maïs). Nous proposons dans cette note une synthèse des principaux enseignements tirés de l’évaluation du programme de subventions des engrais mis en oeuvre au Malawi à ce jour. Certains de ces enseignements sont directement applicables au Kenya. Les contextes agro-écologiques, politiques et commerciaux du Malawi et du Kenya sont toutefois différents, et nous verrons donc également dans quelle mesure ces différences affectent la transférabilité du programme de subventions des engrais.