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Agriculteurs d’avenir ? Aspirations de la jeunesse concernant l’agriculture africaine?
(Briefings politiques / Policy briefs in French)

Point Info 037 | Juin 2010

Jennifer Leavy et Sally Smith

Agriculture et changement climatique au coeur des négociations sur le climat de l’ONU
(Briefings politiques / Policy briefs in French)

Point info 43 Par Merylyn Hedger

L’agriculture est à la fois victime et responsable du changement climatique. Victime parce que la plupart des estimations indiquent que le changement climatique réduira probablement la productivité agricole, la stabilité de la production et les revenus dans certaines régions qui souffrent déjà d’un niveau élevé d’insécurité alimentaire. Responsable parce que l’agriculture est l’une des sources principales d’émissions de gaz à effet de serre (GES). En effet, l’agriculture est la première source d’émissions planétaires d’oxyde azoteux issues principalement des engrais chimiques, d’une source importante d’émissions de méthane issues principalement de la réduction du bétail, ainsi que d’une source considérable d’émissions de carbone issues des modifications de l’affectation des sols, principalement en raison de la déforestation, mais aussi de la dégradation de la tourbe, des feux de tourbe et de l’industrie alimentaire. Pourtant, l’agriculture peut apporter une partie de la solution au problème du changement climatique : le sol est doté d’un potentiel technique considérable – bien qu’incertain – de stockage du carbone, notamment dans les pays en voie de développementi Ce Point Info a pour objectif :

de clarifier les différents enjeux en matière d’agriculture, qui se sont confondus dans les négociations sur le climat. d’esquisser les grandes lignes de ce que l’on attend du texte résultant de ces négociations, en vertu de la Convention-Cadre sur les Changements Climatiques (CCNUCC), et d’évaluer l’utilité de cette piste, ainsi que la possibilité d’envisager d’autres orientations.
Agriculture et protection sociale au Ghana: un « saut » vers l’inconnu?
(Briefings politiques / Policy briefs in French)

Malgré des progrès impressionnants dans la réduction des niveaux de pauvreté au plan national, la pauvreté chronique et la vulnérabilité des moyens de subsistance persistent au Ghana, en particulier parmi la petite paysannerie des régions du nord. Cette note de synthèse passe en revue les mécanismes de protection sociale visant à atténuer la vulnérabilité des familles paysannes ghanéennes, du « PAMSCAD » des années 1980 à la Nouvelle stratégie nationale de protection sociale (SNPS) et au Programme de transferts monétaires LEAP (Livelihoods Empowerment Against Poverty / Programme du revenu de subsistance contre la pauvreté).

Agriculture et protection sociale en Afrique
(Briefings politiques / Policy briefs in French)
Les propositions suivantes sont généralement acceptées: Les progrès réalisés dans la réduction de la faim et de l’insécurité alimentaire en Afrique sont d’une lenteur inacceptable. La faim et l’insécurité alimentaire sont les principaux obstacles à la réduction de la pauvreté en Afrique. La pauvreté, la faim et l’insécurité alimentaire sévissent encore de façon prédominante dans les zones rurales en Afrique. L’agriculture reste un secteur clé dans les stratégies déployées par les ménages ruraux pour sortir de la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Un engagement renouvelé en faveur de la vulgarisation agricole et de la recherche est nécessaire de toute urgence. Cette logique conduit à une approche « à deux voies » pour réduire la faim en Afrique (FAO 2003): Promouvoir la production agricole et le développement rural, en mettant l’accent sur les petites exploitations ; Faciliter l’accès direct aux denrées alimentaires, notamment grâce à des interventions de protection sociale. Une combinaison de mesures est nécessaire pour atteindre ces deux objectifs. Cette note de synthèse évalue les synergies et conflits pouvant surgir entre les politiques de protection sociale et de développement agricole dans dix domaines, en commençant par les contextes politiques pour finir par les processus d’élaboration des politiques.
Agriculture et protection sociale en Éthiopie: politique foncière et sortie de la pauvreté
(Briefings politiques / Policy briefs in French)

L’agriculture et la protection sociale sont inextricablement liées en Éthiopie. Si la petite agriculture paysanne est l’activité de subsistance dominante pour la majorité des Éthiopiens, elle est également une source majeure de pauvreté et d’insécurité alimentaire. En termes de politique agricole, la conviction du gouvernement selon laquelle l’agriculture constitue l’épine dorsale et la principale source de croissance économique se refl ète dans son approche de la terre, envisagée comme le « filet de sécurité » pour les ménages ruraux, ceci justifiant l’interdiction faite à ces derniers de vendre leurs terrains. En termes de protection sociale, le fait que les agriculteurs soient les principaux bénéficiaires de l’aide alimentaire a alimenté la crainte du gouvernement quant à une « dépendance » ancrée dans les mentalités rurales : cela explique la prédominance des projets de travaux publics, envisagés comme le mécanisme d’intervention de prédilection, ainsi que les récents changements dans l’approche des filets de sécurité, qui privilégient désormais les transferts de fonds plutôt que l’aide alimentaire, avec des prévisions tablant sur une amélioration des conditions des bénéfi ciaires de transferts prévisibles dans les 3-5 ans.

Agriculture et protection sociale: La politique des engrais au Malawi
(Briefings politiques / Policy briefs in French)
Les politiques de développement agricole et de protection sociale doivent être appréhendées dans le contexte plus général des agendas politiques, du développement des marchés et des tendances en matière de subsistance rurale. Cette note de synthèse passe en revue les interactions entre les politiques de développement agricole et de protection sociale au Malawi, ainsi que leurs impacts sur les moyens de subsistance et le bien-être des populations (les politiques de protection sociale pouvant être indépendantes de l’agriculture ou être mises en oeuvre pour, par ou via l’agriculture). Une attention particulière est accordée à l’évolution des politiques de subventions sur les intrants (la « politique des engrais »).
Agriculture, Croissance et Réduction de la Pauvreté en Éthiopie : Elaboration des Politiques Autour
(Briefings politiques / Policy briefs in French)
Les arbitrages à réaliser entre croissance et réduction de la pauvreté et la définition du rôle de l’agriculture sont des enjeux majeurs dans les débats contemporains sur l’avenir des agricultures en Afrique. Ce débat a cours depuis longtemps en Éthiopie, mais il a récemment gagné en intensité suite aux discussions portant sur le deuxième DSRP (Document de stratégie de réduction de la pauvreté), à savoir le Plan de développement accéléré et durable pour mettre fi n à la pauvreté (PASDEP / Plan for Accelerated and Sustainable Development to End Poverty). La présente note de synthèse explore les processus politiques engagés autour du PASDEP, ainsi que leurs implications plus larges pour la politique agricole et le développement rural.
Aide alimentaire et Petite Agriculture en Éthiopie
(Briefings politiques / Policy briefs in French)
L’Éthiopie est en situation de déficit alimentaire structurel depuis au moins 1980. Elle est aujourd’hui le pays le plus dépendant au monde en matière d’aide  alimentaire. Entre 1990 et 1999, l’Éthiopie a reçu 795 000 tonnes d’aide alimentaire par an, soit environ 10 % de la production céréalière nationale totale. Cette note de synthèse explore les impacts de l’aide alimentaire en Éthiopie et ses implications pour les politiques futures, s’intéressant en particulier aux liens entre aide alimentaire et petite agriculture?
Aider les petits exploitants à commercialiser leur production
(Briefings politiques / Policy briefs in French)

Point info CAADP 11

Accélérer la croissance dans le secteur agricole en améliorant les capacités des entrepreneurs privés (producteurs commerciaux et petits exploitants) pour répondre aux exigences toujours plus complexes des marchés intérieurs, régionaux et mondiaux – tel est l’objectif central du Pilier II du PDDAA. La commercialisation fait référence à une participation accrue aux marchés. Les petits exploitants sont depuis longtemps associés aux marchés, pour la vente de leur production, l’achat d’intrants ou l’information. Dans le contexte de l’urbanisation, de l’amélioration des moyens de communication et de la mondialisation, la commercialisation paysanne prend toute son importance. Ce Point Info s’appuie sur une récente étude de Future Agricultures et pose les questions suivantes:

Comment les petits exploitants commercialisent- ils leur production? Avec quels résultats à ce jour? Comment les politiques peuvent-elles soutenir la commercialisation agricole à petite échelle et améliorer les résultats?
Commercialisation du café de petite exploitation au Malawi
(Briefings politiques / Policy briefs in French)

La culture du café au Malawi est dominée par un petit nombre de grandes plantations commerciales, principalement situées dans les régions du sud, du nord et du centre du pays. Malgré cela, le café reste principalement cultivé par un très grand nombre de petits agriculteurs sur les terres coutumières, concentrées dans les districts de Chitipa, Rumphi, Mzimba et Nkhata-Bay.

La participation des petits exploitants à la production de café remonte au début des années 1920. Elle commencé à se développer véritablement dans les années 1950, après que le gouvernement colonial ait distribué des plants de café aux agriculteurs basés dans les régions des collines de Misuku, du Chitipa et du Nord. On recense aujourd’hui environ quelque 3 200 petits producteurs de café, toujours concentrés sur les collines de Misuku. Le secteur des petites exploitations de café a connu de profondes réformes ces dernières années. Des données empiriques suggèrent que ces réformes ont donné aux petits agriculteurs les moyens de conduire leurs propres affaires et ont incité ces derniers à développer une approche plus commerciale. Cet article se propose d’analyser les données disponibles.

Couplage entre Développement Agricole et Alimentation Scolaire en Afrique Subsaharienne : Une Pers
(Briefings politiques / Policy briefs in French)
Ce document prend comme point de départ la proposition selon laquelle les interventions de protection sociale liées à l’alimentation peuvent être mises à profit pour promouvoir un changement transformationnel des systèmes d’exploitation agricole à caractère familial en Afrique subsaharienne. Il vise à mettre en exergue la complexité des modalités de transformation agricole associées à l’idée, pourtant apparemment simple, de l’horticulture vivrière locale pour les repas scolaires (HGSF / home-grown school feeding), une idée de plus en plus largement reconnue comme offrant une solution « gagnant-gagnant ». En analysant la littérature consacrée à l’HGSF ainsi que ses principaux fondements théoriques (à savoir : structuration de la demande, localisme, exploitations agricoles familiales), nous identifions les domaines d’incohérence surgissant de ces documents et des programmes, ainsi que les tensions susceptibles d’apparaître lorsqu’une même initiative vise à la fois des objectifs commerciaux et sociaux. Les arguments présentés dans le présent document ont pour objet de fournir une base permettant de clarifier les domaines suivants : 1) théorie du changement pour les programmes HGSF ; 2) conditions favorables à une issue positive des programmes HGSF en termes de développement agricole et 3) déploiement des programmes de recherche et d’évaluation d’impact. Ce programme de recherche aborde en outre, de façon plus générale, des domaines importants mais insuffisamment explorés tenant à la protection sociale globale et au discours sur le développement agricole.
De la participation des petits exploitants agricoles aux marchés semenciers en faveur des pauvres...
(Briefings politiques / Policy briefs in French)

Titre complet: De la participation des petits exploitants agricoles aux marchés semenciers en faveur des pauvres: l’économie politique des réseaux semenciers commerciaux au Ghana

Point info 47 par Kojo Sebastian Amanor

Depuis les années 1980, les systèmes publics de recherche sur la production semencière en Afrique subsaharienne sont de plus en plus soumis à des pressions en faveur de la privatisation. Au Ghana, ce processus de privatisation se révèle toutefois complexe et fragmenté, car les petits exploitants dépendent dans une grande mesure de leurs propres semences et se montrent peu désireux d’acquérir des semences améliorées. Peu de grands investisseurs sont prêts à financer un secteur encore en développement. En effet, le développement des investissements semenciers repose sur la création d’une infrastructure sociale pour l’utilisation de semences améliorées. Une fois opérationnelle, cette infrastructure créera progressivement une demande chez les agriculteurs, ce qui favorisera leur accès aux marchés des semences améliorées, des intrants et de l’agro-alimentaire.

Déclarations des donateurs : quel rôle pour l’agriculture?
(Briefings politiques / Policy briefs in French)
Quel est le rôle de l’agriculture aux yeux des organismes internationaux concernés par le développement agricole ? Quel rôle jouent le marché et l’état ? Ce document de synthèse examine quatre déclarations faites récemment par des organismes d’aide de premier plan et s’interroge sur la manière dont ils voient le rôle de l’agriculture dans le développement.
Du transfert de technologie jusqu’aux systèmes d’innovation: soutenir une révolution verte en..
(Briefings politiques / Policy briefs in French)

Titre complet: Du transfert de technologie jusqu’aux systèmes d’innovation: soutenir une révolution verte en Afrique

CAADP Point Info 07

Les petits agriculteurs sont les principaux acteurs de la production agricole de la plupart des pays africains et les principaux moteurs de la sécurité alimentaire, de la réduction de la pauvreté, et de la croissance. Cependant, la productivité demeure terriblement basse avec une utilisation limitée des intrants améliorés (sauf lorsqu’ils sont soutenus par des subventions) ce qui est aggravé par la volatilité liée au climat et aux marchés.

D’une manière générale, la science et la technologie sont considérées comme étant essentielles pour renverser les tendances de l’agriculture africaine. Le pilier IV du Programme Détaillé de Développement de l’Agriculture Africaine (PDDAA) est chargé de la revitalisation, de l’expansion et de la réforme des études concernant l’agriculture en Afrique et des efforts de développement. Des investissements sont réalisés par les gouvernements nationaux, les donateurs et les organismes de financement privés dans les instituts de recherche (principalement internationaux) en vue de développer des semences améliorées et des technologies visant à accroître la fertilité du sol pour une révolution verte en Afrique. Des systèmes de livraison publics (et, de plus en plus souvent, privés également) se mettent en place pour apporter ces technologies aux agriculteurs. Au sein de la rechercher agricole intégrée pour le développement (IAR4D), les efforts vont à présent au-delà des barrières de l’exploitation agricole et concernent le crédit, les marchés et l’ajout de valeur. Les agriculteurs s’impliquent de manière plus précoce dans le processus de développement: on considère que l’efficacité de la création de technologies agricoles et des organismes de distribution dépend principalement de l’adéquation et de la réactivité aux besoins des agriculteurs.

Cependant les approches « basées sur la technologie » (s’adressant principalement aux espaces agricoles au potentiel élevé) doivent relever des défis considérables afin d’offrir une révolution agricole intégrale et plus large.

Ce document d’orientation s’appuie sur les conclusions des recherches menées par le consortium Future Agricultures et pose des questions essentielles:

Existe-t-il des solutions, en dehors des solutions classiques offertes par les institutions, pour bénéficier d’une expertise extérieure, en particulier l’expérience des agriculteurs eux-mêmes en matière d’innovation, concernant les systèmes redynamisés d’innovation qui rationnalisent les processus publics, privés et des agriculteurs? De quelle manière peut-on adapter les systèmes d’innovation agricole pour qu’ils fonctionnent pour les plus pauvres afin d’accéder aux marchés en expansion et que l’innovation rurale soit facilitée? Existe-t-il des modèles différents pour un développement plus durable et plus juste socialement, et quel sont les obstacles (politiques et économiques, ainsi que technocratiques) qu’il faut surmonter pour les mettre en place?
Éveiller le géant endormi de l’Afrique ? Potentielset risques1?
(Briefings politiques / Policy briefs in French)

Point Info 036 | Juin 2010

Le Future Agricultures Consortium a pour objectif de susciter des débats critiques et d’encourager le dialogue sur les politiques à conduire pour assurer l’avenir de l’agriculture en Afrique. Le Consortium est un partenariat entre divers organismes de recherche basés en Afrique et au Royaume-Uni. Future Agricultures Consortium Secretariat, University of Sussex, Brighton BN1 9RE - UK T +44 (0) 1273 915670 E This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

This policy brief draws on the contributions to a joint Future Agricultures and SOAS workshop on “Awakening Africa’s Sleeping Giant?” held at SOAS on June 21st-22nd 2010. Unless otherwise shown in the reference list, all references in the brief are to presentations made at the workshop. Further details of the workshop can be found at www.future-agricultures. org, from where the presentations can also be downloaded.

Facteurs déterminant l’accès aux coupons de subvention aux intrants au Malawi
(Briefings politiques / Policy briefs in French)

Point info 60 Ephraim W. Chirwa, Mirriam Matita et Andrew R. Dorward

Une manière pour les subventions aux intrants agricoles d’offrir directement une protection sociale pour les pauvres est d’attribuer aux pauvres des subventions très élevées afin de garantir l’accès aux intrants. Bien que le programme de subventions aux intrants agricoles du Malawi (MAISP, Malawi Agricultural Input Subsidy Programme) vise généralement les ménages pauvres en ressources, les directives de ciblage accordent également une attention particulière aux groupes vulnérables, tels que les ménages dirigés par un enfant, une femme ou un orphelin, ainsi que les ménages touchés par le VIH/sida. Le présent Point Info se penche sur la manière avec laquelle le programme de subventions aux intrants agricoles du Malawi a contribué à la protection sociale de ces ménages pauvres et vulnérables.

Facteurs influençant l’agriculture commerciale paysanne: Étude de cas – Initiatives de...
(Briefings politiques / Policy briefs in French)

Titre complet: Facteurs influençant l’agriculture commerciale paysanne: Étude de cas – Initiatives de commercialisation paysanne de la NASFAM

Point info 51 par Ephraim Chirwa et Miriam Matita

Au Malawi, l’agriculture paysanne est essentiellement axée sur la production d’aliments de base, comme le maïs et le riz, destinés à la consommation des ménages de petits exploitants. La domination de l’agriculture de subsistance, reposant sur les systèmes agricoles traditionnels des petits exploitants est l’un des obstacles préoccupants à la productivité agricole. Dans le pays, le secteur de l’agriculture à petite échelle n’est toujours pas rentable et se caractérise par un faible taux d’utilisation d’intrants agricoles améliorés, la faiblesse des liens avec les marchés, des frais de transport élevés, le petit nombre d’organisations d’agriculteurs, un contrôle médiocre de la qualité et l’absence d’informations sur les marchés et les prix. Plusieurs initiatives d’acteurs publics et non publics, visent à encourager l’intensification de la production agricole à petite échelle et sa commercialisation. Parmi les «fers de lance» de l’agriculture commerciale paysanne, citons la National Smallholder Farmers’ Association of Malawi (Association nationale des petits agriculteurs du Malawi, NASFAM), une organisation agricole.

Intégrer les différences sociales, le genre et l’analyse sociale dans le développement agricole
(Briefings politiques / Policy briefs in French)

Point info 39 par Christine Okali

Une conception très répandue veut que les processus actuels de changement social, économique, politique et environnemental en Afrique subsaharienne augmentent les inégalités sociales. Cette idée reflète l’incapacité apparente de certains groupes de s’adapter aux nouvelles institutions destinées à gérer les ressources naturelles et à gérer l’accès à celles-ci, aux nouveaux modèles d’emprise sur la chaîne de valeur et aux nouvelles mesures de régulation modifiant l’accès aux marchés. Dans de nombreuses régions rurales, ce sont les femmes, ainsi que les hommes jeunes et pauvres, qui sont épinglés comme étant de plus en plus défavorisés.

Intensification de la Petite Agriculture en Éthiopie
(Briefings politiques / Policy briefs in French)
L’approche orthodoxe consiste aujourd’hui à envisager le problème de la petite agriculture en Éthiopie strictement sous l’angle des questions techniques et des ressources. Selon cette perspective, le problème central est le faible niveau de productivité agricole. En réponse, le gouvernement éthiopien a donc mis en place, depuis le milieu des années 1990, un grand programme national d’intensification fondé sur le recours aux technologies. Quel bilan peut-on aujourd’hui tirer de cette stratégie ? Et quelles en sont les limites?
Issues pour l’agriculture éthiopienne : options et scénarios
(Briefings politiques / Policy briefs in French)
Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a clairement cerné le paradoxe de la politique agricole nationale en 2000 lors d’une déclaration : « L’agriculture demeure notre talon d’Achille et une source de vulnérabilité […] Nous demeurons cependant convaincus que l’agriculture est le seul espoir de développement de l’Ethiopie ». Le fait est que la plupart des Ethiopiens luttent pour vivre sur de petites exploitations agricoles, obtenant de faibles rendements, courant des risques, dans une activité incapable de leur fournir un revenu de subsistance fiable et encore moins de leur permettre de « décoller » grâce à une réduction de la pauvreté ou à une croissance économique durable. Les décideurs politiques et les observateurs, qu’ils vivent en Ethiopie ou à l’étranger, hésitent entre encourager l’investissement dans les petites exploitations, l’agriculture commerciale ou l’abandon de ces fermes familiales sans avenir, en faveur de la diversification ou de l’urbanisation. Ils soulignent souvent que, si l’Ethiopie peut résoudre les problèmes graves de son agriculture, les leçons pourront s’appliquer dans de nombreuses autres régions africaines.