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Les processus politiques

Bien comprendre les processus politiques gravitant autour de l’agriculture dans les régions et pays où nous travaillons est au cœur du travail du consortium. Cela nécessite d’examiner comment l’agriculture est comprise dans les cercles politiques et quels processus  bureaucratiques, politiques et budgétaires donnent la priorité à l’agriculture ou minimisent son importance. De tels processus politiques sont importants, et pas seulement au niveau national; ils sont le lien entre les  interactions régionales (à travers les frontières et l’intégration économique/politique régionale) et les connexions globales (liées notamment au commerce et aux implications de l’Accord de l’OMC dans l’Agriculture, ainsi qu’aux normes et barrières commerciales de toutes sortes). Les questions clés traités dans ce sujet seront :

  • Quels sont la politique et les processus de formulation des politiques agricoles dans les différents pays ? Comment les processus régionaux empiètent-ils sur les processus nationaux ?
  • Comment l’agriculture est-elle abordée dans chaque processus politique spécifique, comme les examens des dépenses publiques, les processus budgétaires, les programmes de réduction de la pauvreté, la formulation de CAP et la mise en œuvre des objectifs du millénaire pour le développement ?
  • Quel est le rôle actuel et la position des ministères de l’Agriculture ? Quels sont les effets sur l’organisation et comment est perçu le secteur ?
  • Comment s’articulent les perspectives des fermiers dans la politique ? A travers quels organisations, forums et processus politiques ?

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Rapport sur les progrès réalisés :
La phase 1 du travail de Future Agricultures concernant les processus politiques se concentre sur l’analyse des rôles des ministères de l’agriculture dans le contexte actuel de la gouvernance agricole. Les résultats clefs de cette phase sont les suivants :

  • La documentation disponible propose au moins deux différents points de vue sur le rôle de l’état dans l’agriculture avec différentes implications pour le profil d’un ministère de l’Agriculture et ses rapports avec les autres acteurs. Certains plaident en faveur de l’achèvement du projet de réforme de libéralisation du marché et de la maîtrise des dysfonctionnements du gouvernement, alors que d’autres – bien que  supportant généralement la libéralisation – affirment que dans certaines conditions, les dysfonctionnements du marché  peuvent seulement être maîtrisés par une intervention directe de l’état dans la coordination du marché. Ce point de vue propose un mandat plus étendu pour le MoA en tant que fournisseurs d’assurances, de crédits, de vulgarisation, de subventions aux intrants, d’intermédiation financière, etc.
  • Les donateurs ont rassemblé ces différentes opinions et proposé un ensemble de déclarations souvent confuses ( confusing narrative ) sur le rôle de l’état (et implicitement du MoA). Bien que le paradigme de libéralisation prédomine (dans les  programmes de réduction de la pauvreté et les initiatives de réformes du secteur public) on a pu constater une tendance vers la recentralisation de la diplomacie autour de l’état malgré la  rhétorique de participation/décentralisation.
  • Dans cet état de faits compliqué, le MoA n’est plus considéré comme l’architecte de la formulation et de la mise en œuvre de la politique agricole – le locus du pouvoir semble s’être déplacé ailleurs. On a pu toutefois constater une certaine résistance à ce changement et les politiques agricoles émergentes semblent être le fruit d’un compromis entre ces perspectives contradictoires sur le rôle de l’état et les orientations possibles en agriculture. En conséquence, le MoA ne joue plus son rôle classique de soutien (vulgarisation et recherche) et n’est pas prêt non plus à prendre ses nouvelles fonctions de contrôleur, de soutien et même de coordinateur.

Les débats à l’atelier du Consortium Avenir des Agricultures (Mars 2006) ont porté sur au moins trois types de questions importantes à développer :

  • Comprendre le rôle réel du MoA et combler les lacunes sur les tendances du MoA : quel est le rôle exact et constaté par exemple du personnel, des secrétaires permanents à l’homme de terrain ?
  • Poser des questions plus approfondies et plus larges : quelle structure organisationnelle doit joué le rôle de coordination requis dans le secteur agricole et quelles sont les implications en termes de rôles joués par les autres acteurs en agriculture ?
  • Comprendre les processus de changement politique : quels sont les principales contraintes et les principaux défis ? Que peut-on retenir des expériences des autres secteurs et pays ?

Bien que le travail réalisé dans la phase 1 soit essentiellement basé sur l’étude des documents, la phase 2 fera un pas en avant en s’intéressant de plus près aux réalités quotidiennes du MoA en Ethiopie , au Kenya et au Malawi et tentera  de combler les lacunes sur les pratiques institutionnelles et opérationnelles du secteur agricole.

Le programme de travail de la phase 2 se compose de deux éléments interdépendant : (i) les structures de la politique agricole et (ii) la gestion des changements politiques. Après la phase 1, l’analyse se concentrera sur la structure organisationnelle du ministère de l’agriculture dans la gouvernance agricoleare. Deux grandes questions orienteront le travail :

  • Que font les ministères de l’agriculture en Ethiopie, au Kenya et au Malawi ?
  • Que peuvent retenir les ministères de l’agriculture de l’expérience (réussie) des réformes politiques dans d’autres secteurs et pays ?



Agriculture is a key pathway out of poverty